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Vincent d'Arifat General Manager de Précigraph

  • PROGRESSION

    De 7 employés à ses débuts en 1974, Precigraph est passé à 105 salariés aujourd'hui. Son chiffre d'affaires a atteint 3,12 millions d'euros (125 millions de roupies) en 2012 et a pu se maintenir malgré la crise. L'entreprise n'a d'ailleurs pas enregistré de pertes, contrairement à bon nombre d'acteurs du secteur.

  • INNOVATION

    Des agendas personnalisables Precidiary en 1981 aux services d'impression numérique Precisprint en 2011 ou encore aux albums myphotobook.mu, c'est le même souci d'innover pour se démarquer et générer de la croissance. Un souci qui se retrouve dans l'évolution technologique de l'outil industriel, toujours en pointe.

  • DYNAMISME À L'EXTÉRIEUR

    Depuis 1988 et les premiers marchés à La Réunion, l'export est devenu un véritable axe de développe ment de Precigraph qui est présente dans les différentes îles ainsi qu'en Afrique australe et de l'Est. Au point de réaliser 40% de son chiffre d'affaires à l'extérieur de Maurice.

  • ENGAGEMENT CITOYEN

    L'engagement personnel de Vincent d'Arifat s'est confirmé avec son temps donné à l'AMM et à la MEF. Quant à son entreprise, elle soutient Caritas, s'impli que dans la lutte contre la pauvreté et la protection de l'environnement. L'imprimerie utilise un CTP (périphérique informatique d'écriture destiné à l'imprimerie) utilisant le laser violet qui consomme moins d'énergie et une nouvelle développeuse consommant 90% d'eau en moins. Elle traite aussi ses eaux usées et recycle ses papiers et métaux.

INNOVE ET SE DÉVELOPPE À L'EXPORT

Forte de sa capacité à innover sans cesse, l'imprimerie familiale Precigraph est devenue une référence à Maurice et bien au-delà puisqu'elle réalise 40% de son chiffre d'affaires à l'extérieur de l'île.

« Les Mauriciens peuvent être fiers d'euxmêmes. » Vincent d'Arifat, General Manager de Precigraph, s'implique dans la promotion de l'industrie locale. Il vient d'achever son mandat de président de l'AMM (Association of Mauritian Manufacturers) et se trouve désormais président de la MEF (Mauritius Employers Federation), la fédération du patronat. Un engagement dans la veine d'une vieille famille d'entrepreneurs. « Un de mes ancêtres est arrivé ici après la Révolution française. Un autre de mes aïeuls travaillait dans le port comme armateur. Quant à mon grandpère, mon père et mon oncle, ils ont fondé Precigraph en 1974 avec Alain Hardy. » Cette création a coïncidé avec l'arrivée du procédé de l'offset dans le secteur de l'imprimerie. En réant cette imprimerie, il s'agissait de proposer des produits qui n'existaient pas, d'assurer une bonne qualité de service sans prendre le travail des autres, d'instituer un espace de travail épanouissant, de créer de l'emploi dans un contexte de morosité économique où l'immigration réduisait la main d'oeuvre disponible et, enfin, de dégager des bénéfices pour assurer le développement de l'entreprise. « Ces principes directeurs n'ont pas changé. » Après le départ d'Alain Hardy, en 1981, Precigraph devient une entreprise 100% familiale. « J'ai toujours baigné dans l'impression, explique Vincent d'Arifat. Lors de mes vacan - ces scolaires, je donnais un coup de main. » Après son Higher School Certificate (baccalauréat) au collège Saint Esprit, il pour deux ns au London College of Printing pour suivre des études en Business Management en imprimerie. De retour en 1988, il rejoint le département administration et gestion de l'entreprise et laisse la direction technique à son frère François. « Il est bien meilleur que moi dans ce domaine », lâche-t-il avec un sourire. Pour accompagner son développement, Precigraph intègre un Sud-Africain, Jim Vincent, qui « non seulement a formé notre personnel, comme sur les premières sélections de couleurs faites à Maurice, mais a dessiné aussi notre premier logo ». L'entreprise dispose alors d'un laboratoire et d'appareils photographiques.

L'INNOVATION : CLÉ DU SUCCÈS

L'imprimeur n'hésite pas à se faire éditeur en produisant dès 1981 ses propres agendas sous sa marque Precidiary. Un beau succès local. « Il s'agissait de proposer une alternative aux importations tout en apportant des innovations. Cette gamme d'agendas personnalisables comprend plus de dix modèles différents. Leur production nous a aussi permis d'optimiser notre outil industriel, en particulier lors de la période creuse du début d'année. » Aujourd'hui, la collection Precidiary représente au total un tirage de 40 000 à 60 000 exemplaires par an. Autre innovation de l'entreprise, Precisprint, la presse numérique de dernière génération lancée en 2011. Couplée aux options de surfaçage et de façonnage traditionnelles de l'offset, elle permet de répondre instantanément à des demandes en petits tirages de grande qualité. « C'est l'impression à la carte ! » À cette offre s'ajoute myphotobook.mu qui permet de réaliser, via Internet, des albums photo uniques et à l'unité. « Le client, après avoir téléchargé gratuitement une application, fait sa propre mise en page et crée ainsi son produit ». L'album est ensuite imprimé, cousu et collé comme un vrai livre. Le paiement peut se faire également en ligne sur un site protégé. Là encore un beau succès avec une demande qui progresse de plus de 50% par an depuis le lancement en 2011.

Dans un marché difficile, où la concurrence fait rage, et alors que la montée de l'Internet interpelle sur l'avenir du papier imprimé, Precigraph fait de la résistance en investissant continuellement dans un outil industriel performant. Et cela paie puisque l'imprimeur a reçu, en 2012, le trophée Gold Award Sappi African Digital Printer 2012 dans la catégorie Digital Print. Il s'agit d'un concours international dans lequel pas moins de 200 travaux ont été examinés par des experts indépendants.

LE MARCHÉ EXTÉRIEUR : UN AXE FONDAMENTAL

« Maurice étant par nature un marché étroit, l'export a toujours été un élément clé de notre stratégie, souligne Vincent d'Arifat. Nous sommes la première entreprise mauricienne à avoir ouvert, en 1986, une imprimerie dans la zone franche. » Dès 1988, elle propose ses produits vers La Réunion avant d'aller vers le Zimbabwe en 1992 et, plus tard, vers Madagascar, les Seychelles, les Comores et l'Afrique de l'Est. Precigraph y propose des services en dorure, en pelliculage, en découpe, en reliure wire-o (spirale) ou en dur. Aujourd'hui, 40% de son chiffre d'affaires de 3,12 millions d'euros (125 millions de roupies) se réalise à l'extérieur de Maurice, dans les îles du sud-ouest de l'océan Indien, dans les pays de l'Afrique australe et de l'Est. « Nous, Mauriciens, avons une carte à jouer au niveau international », martèle le dirigeant de Precigraph qui, fort logiquement, a accepté la présidence de l'AMM (l'association des industriels mauriciens). Un mandat durant lequel naîtra le logo « Made in Moris », vecteur de promotion des produits fabriqués localement.

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