Nominés

Clarel Michaud CEO de MC Easy Freight

  • PROGRESSION

    Créée en 2000 avec un capital de 25 000 roupies (625 euros), MC Easy Freight ne comptait que 4 salariés à l'issue de sa première année d'activité. Elle en compte aujourd'hui 60 et son dernier chiffre d'affaires a atteint 185 millions de roupies (4,7 millions d'euros).

  • INNOVATION

    L'adhésion aux réseaux Expeditors et Waco permet d'être au diapason des dernières nouveautés du secteur.

  • DYNAMISME À L'EXTÉRIEUR

    Toujours grâce aux réseaux Expeditors et Waco, MC Easy est en mesure d'expédier, par exemple, des produits des États-Unis vers le Cameroun sans passer physiquement par Maurice.

  • ENGAGEMENT CITOYEN

    Soutien au foyer Père Laval, maison d'accueil pour les garçons orphelins ou issus de familles difficiles, et à l'association Don Bosco qui lutte contre la pauvreté. Des dossiers suivis avec une grande attention par l'épouse de Clarel Michaud.

VEUT FAIRE DE MAURICE LE DUBAÏ DE LA RÉGION

Ce quadragénaire a gravi tous les échelons d'une entreprise dans le secteur de la logistique jusqu'à diriger sa propre activité – MC Easy Freight - et jouer dans la cour des grands en représentant l'Américain Expeditors.

Âgé de 44 ans, Clarel Michaud évolue depuis déjà vingt-deux ans dans le secteur du transport maritime et aérien et se trouve à la tête de sa propre entreprise depuis 2000. Ce père de famille de trois enfants a commencé comme « Accounts Clerk » (commis de compte). « En fait, c'est par pur hasard que j'ai choisi ce domaine. Benjamin d'une fratrie de six enfants, j'ai perdu mon père à 15 ans. Juste après mon HSC (baccalauréat), j'ai dû travailler pour aider ma famille. »

Après une courte incursion dans le journalisme, il intègre un groupe connu dans le secteur où il gravira graduellement différents échelons jusqu'au poste de Senior Customs Clerk (greffier principal des douanes). « J'y ai appris toutes les ficelles du métier... avec ses avantages et ses inconvénients. » Sa voie semble toute tracée, mais un événement va le pousser à faire le grand saut. Son entreprise envisageait de fusionner avec une autre société et de restructurer ses services. Clarel Michaud en profite pour lancer une étude de marché dont les résultats montrent qu'il y a encore de la place pour un nouvel acteur. Il lance donc MC Easy Freight, aussi connue comme MC Easy, en association avec Marino Martin. Un modeste investissement de 25 000 roupies (625 euros). Il ouvre un bureau de dédouanement à l'aéroport de Plaisance. « Notre siège social ne faisait que 25 mètres carrés. Nous effectuions tous nos déplacements avec une vieille auto. » Des débuts difficiles. « Mais il était encore possible, à cette époque, de faire quelque chose dans ce secteur. » Au début, l'entreprise se concentre sur une activité de dédouanement, le jeune patron assure sa crédibilité et développe son réseau clientèle.

UNE PERCÉE SUR LE MARCHÉ AMÉRICAIN

Au bout d'un an, MC Easy compte quatre employés et commence à passer à la vitesse supérieure. Elle s'impose dans un secteur dominé par quelques gros acteurs bien installés sur le marché. En 2003 et 2004, elle se diversifie dans le fret aérien et maritime. « Car rien n'est permanent excepté le changement ! »

L'année 2009 représente un tournant pour l'entreprise qui s'apprête à fêter ses dix ans d'existence. Elle reprend les activités de la filiale mauricienne d'Expeditors, une entreprise américaine de logistique qui emploie 13 000 salariés dans son réseau mondial. « C'est l'un des leaders dans son secteur aux États-Unis. Cette opération nous a permis de pénétrer le marché américain. D'autant que de nombreuses sociétés mauriciennes utilisent les facilités de l'AGOA (African Growth and Opportunity Act) pour exporter aux Etats-Unis. » Non seulement, l'intégration de MC Easey à ce réseau va lui ouvrir de nouveaux horizons, mais elle va surtout lui permettre d'accéder au savoir-faire de la sixième plus importante entreprise mondiale du secteur.

DES AMBITIONS POUR MAURICE

Autre date importante : 2010. La société mauricienne intègre le réseau Waco (World Air Cargo Organization). Ce réseau international d'agents de fret est présent dans 70 pays et compte 400 bureaux dans le monde. « Cette adhésion nous permet de bénéficier de tarifs de gros et d'échanges de compétences techniques lors de conférences qui ont lieu tous les six mois. »

MC Easy travaille pour des clients de toutes tailles, « des petites PME aux cent plus importantes entreprises mauriciennes ». Elle se concentre à 55% sur le maritime et à 45% sur l'aérien. « Au port, nous traitons en moyenne 2 000 EVP (équivalent vingt pieds pour un conteneur) de fret par an et 1 300 tonnes de fret à l'aéroport. »

Avec son adhésion aux réseaux Waco et Expeditors, l'entreprise s'est internationalisée et a pu se structurer. « Nous sommes contraints de respecter des normes strictes en conformité avec nos accords. » Et cela fonctionne plutôt bien puisque le dernier chiffre d'affaires s'élève à 185 millions de roupies (4,7 millions d'euros). « Toutefois, les infrastructures du port et de l'aéroport restreignent notre développement et surtout ne correspondent pas encore aux aspirations de notre pays, regrette-t-il. Nous disposons pourtant des atouts pour devenir le Dubaï de la région : un État de droit, un réseau bancaire dense et la stabilité politique. » Il appelle donc de ses voeux la modernisation et l'extension du port. « Il faut acquérir de nouveaux portiques, agrandir les quais pour inciter d'autres grandes lignes maritimes à utiliser Maurice comme plate-forme de transbordement de leurs conteneurs dans l'océan Indien. Quant au nouvel aéroport, il devra avoir un seul entrepôt pour le stockage des importations et des exportations. »

Archives Nominés Sélectionnez

Année précédente